Onfray on Thoreau

12 06 2009

Ce sixième volume de la Contre-histoire de la philosophie propose de ” se changer ” et de résister à la massification de l’époque par la construction d’une subjectivité forte revendiquée comme telle. Henry David Thoreau montre que la nature peut et doit nous donner des leçons : contre la technique, la modernité, le journalisme, la société de consommation, la ville, la banque, l’industrie, le philosophe propose l’amour d’un lac, Walden, la marche, la solitude, la vie simple, la frugalité existentielle, l’écologie technophobe, la rébellion libertaire, la construction de sa maison, l’autosubsistance sous toutes ses formes. Il donne ses modèles : le bûcheron, l’Indien, le sauvage. Arthur Schopenhauer formule la philosophie pessimiste la plus achevée, mais vit selon les principes d’un épicurisme théorisé dans L’Art du bonheur, un ouvrage qui permet de découvrir un penseur théoriquement noir, certes, mais pratiquement amoureux de la vie qu’il traverse en… hédoniste ! Enfin, dans L’Unique et sa propriété, Max Stirner pose les bases d’un homme post-chrétien tout à l’affirmation de sa puissance qui donnera des idées à un certain Frédéric Nietzsche… Ces trois penseurs radicaux proposent de nouvelles possibilités d’existence. Thoreau écrivait : ” Il existe de nos jours des professeurs de philosophie, mais de philosophes, point. ” Cette contre-histoire n’est pas un plaidoyer destiné à augmenter le nombre de professeurs, mais une invitation pour chacun à mener une vie philosophique.

Advertisements

Actions

Information

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s




%d bloggers like this: